"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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journalier 04 04 15 / tango

samedi 4 avril 2015, par Christine Jeanney


- Ce matin l’idée du ralentissement, l’idée d’@aunryz, la lecture lente, la lecture ralentie. Ce qui se passe quand un texte est lu très lentement. Peut-être que c’est comme en photographie quand on zoome et dézoome cette histoire.
- Et aussi le rapport à un ancien soi, ou à un ancien autre, dans ce qui a été écrit il y a longtemps. Twitter et Facbook favorisent le plus récent, l’activité la plus récente, oh oui, toute fraîche. Je remonte sans réfléchir tout en haut de la colonne pour voir ce qui vient juste de sortir. Parfois c’est la photo d’une assiette en gros plan, boulettes de viande et parmesan (on a pourtant tout le temps d’aller la voir, pas la peine de se dépêcher, c’est éternel ces trucs-là).
- @brigetoun aussi à sa manière avec brigetoun détourne le temps récent (ce matin un texte dont je ne me souvenais plus du "posé comme une quille", merci à elle !).
- Alors l’idée d’assouplir un peu la ligne dure du plus récent, de contrer l’effet "fosse à bitume’ comme l’appelle François Bon (qu’il contre d’ailleurs en proposant la lecture d’"une autre page au hasard" en haut de ses articles).
- J’imaginerais bien un jour sur Twitter et Facebook consacré au passé, un jour où on ne proposerait que de l’ancien à la lecture (ou à la vue, ou à l’écoute) des réseautés-socialés qu’on fréquente. En allant fouiller dans ses propres archives, dans celles des autres, qu’est-ce que ça réactive, qu’est-ce que ça dit, juste un pas en arrière, voir si ça influence le pas suivant (le tango fait ce genre de choses).
- Je décide de faire ça juste après avoir publié ce billet, au moment où il est le plus récent possible (cette logique imparable), j’appelle ça l’anti-fosse-à-bitume et j’ajoute le hashtag #afab, pourquoi pas (car le hashtag #boulettesdeviande n’est pas vraiment approprié je crois).
- Et je pourrais le faire tous les samedis, ou n’importe quel jour, pourquoi pas. Pour suivre, ralentir, se retourner, se déplacer, s’approprier un peu la cavalcade.

(pendant ce temps, les photos aussi sont passées)

Brigitte Célérier, 17 février 2013

Florence Trocmé, 29 septembre 2014

Dominique Hasselmann, 31 janvier 2014

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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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