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journal de bord des Vagues -69 ["Pourtant, l’amour est simple"] - tentatives

"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

EXPLORATIONS TEXTUELLES

EN COURS

[Les Vagues de V Woolf (journal de traduction en cours)]

journal de bord des Vagues -69 ["Pourtant, l’amour est simple"]

mercredi 16 décembre 2015, par Christine Jeanney

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(journal de bord de ma traduction de The Waves de V Woolf)

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- le passage original

‘‘He has shot like an arrow from the room,’ said Bernard. ‘He has left me his poem. O friendship, I too will press flowers between the pages of Shakespeare’s sonnets ! O friendship, how piercing are your darts — there, there, again there. He looked at me, turning to face me ; he gave me his poem. All mists curl off the roof of my being. That confidence I shall keep to my dying day. Like a long wave, like a roll of heavy waters, he went over me, his devastating presence — dragging me open, laying bare the pebbles on the shore of my soul. It was humiliating ; I was turned to small stones. All semblances were rolled up. “You are not Byron ; you are your self.” To be contracted by another person into a single being — how strange.
‘How strange to feel the line that is spun from us lengthening its fine filament across the misty spaces of the intervening world. He is gone ; I stand here, holding his poem. Between us is this line. But now, how comfortable, how reassuring to feel that alien presence removed, that scrutiny darkened and hooded over ! How grateful to draw the blinds, and admit no other presence ; to feel returning from the dark corners in which they took refuge, those shabby inmates, those familiars, whom, with his superior force, he drove into hiding. The mocking, the observant spirits who, even in the crisis and stab of the moment, watched on my behalf now come flocking home again. With their addition, I am Bernard ; I am Byron ; I am this, that and the other. They darken the air and enrich me, as of old, with their antics, their comments, and cloud the fine simplicity of my moment of emotion. For I am more selves than Neville thinks. We are not simple as our friends would have us to meet their needs. Yet love is simple.’


le même passage avec notes / commentaires /difficultés / façons d’envisager

‘‘He has shot like an arrow from the room,’ said Bernard. ‘He has left me his poem. O friendship [1] , I too will press flowers between the pages of Shakespeare’s sonnets ! O friendship, how piercing are your darts — there, there, again there. He looked at me, turning to face me [2] ; he gave me his poem. All mists curl off the roof of my being [3]. That confidence I shall keep to my dying day. Like a long wave, like a roll of heavy waters, he went over me, his devastating presence — dragging me open [4], laying bare the pebbles [5] on the shore of my soul. It was humiliating ; I was turned to small stones [6] . All semblances were rolled up [7]. “You are not Byron ; you are your self.” To be contracted [8] by another person into a single being — how strange.
‘How strange to feel the line [9] that is spun from us lengthening its fine filament across the misty spaces of the intervening world. He is gone ; I stand here, holding his poem. Between us is this line. But now, how comfortable, how reassuring to feel that alien presence removed, that scrutiny darkened and hooded over ! [10] How grateful to draw the blinds, and admit no other presence ; to feel returning from the dark corners [11] in which they took refuge, those shabby inmates, those familiars, whom, with his superior force, he drove into hiding. The mocking, the observant spirits who, even in the crisis and stab of the moment, watched on my behalf now come flocking home again [12]. With their addition, I am Bernard ; I am Byron ; I am this, that and the other [13] . They darken the air [14] and enrich me, as of old, with their antics, their comments, and cloud the fine simplicity of my moment of emotion. For I am more selves than Neville thinks [15]. We are not simple as our friends would have us to meet their needs. Yet love is simple.’ [16]


- ma traduction


« Il a quitté la pièce comme une flèche », dit Bernard. « Il m’a laissé son poème. Ô amitié, moi aussi je presserai des fleurs entre les pages des sonnets de Shakespeare ! Ô amitié, comme tes dards me transpercent – là, là, et là encore. Il s’est tourné vers moi, m’a regardé en face : il m’a donné son poème. Le brouillard s’est levé sur le toit de mon être. Cette confiance, je la garderai jusqu’au jour de ma mort. Comme une longue vague, un déferlement d’eaux lourdes, il m’a submergé, il était là, dévastateur – il me tirait, m’ouvrait, mettant à nu les pierres en bordure de mon âme. J’étais humilié, réduit à un petit tas de cailloux. Toutes les prétentions reculaient. "Tu n’es pas Byron ; tu es toi." Qu’un autre sache vous condenser en un seul être – comme c’est étrange.
Étrange de sentir cette ligne se tisser en nous et venir étendre ses minces filaments à travers les espaces brumeux d’un monde qui fait obstacle. Il est parti ; je suis ici, j’ai son poème. Entre nous il y a ce lien. Mais quel confort maintenant, et comme c’est rassurant de sentir sa présence étrangère se retirer, son regard scrutateur se détourner, se voiler et s’obscurcir ! Quelle satisfaction de baisser les stores, de ne plus laisser entrer qui que ce soit ; de sentir revenir des recoins sombres où ils avaient trouvé refuge, ces pensionnaires miteux, intimes, contraints de s’abriter devant son pouvoir supérieur. Le moqueur, les esprits attentifs, ceux qui, même en temps de crise, observaient pour mon compte, rentrent ensemble au bercail. Et ils viennent s’ajouter à moi, je suis Bernard, je suis Byron ; je suis celui-là, celui-là, et cet autre. Ils épaississent l’air et m’enrichissent de leurs bouffonneries, de leurs remarques, comme autrefois, ils troublent la belle simplicité de mon moment d’émotion. Il y a plus de moi en moi que Neville ne le pense. Nous ne sommes pas aussi simples que nos amis le veulent pour combler leurs attentes. Pourtant l’amour est simple. »


(work in progress, toujours)

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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)</


[1devait être traduit par un « Ô amitié » qui me gênait un peu, un peu désuet, et j’ai d’abord pris la décision (un peu leste) de traduire par « Amitié ! Oh, moi aussi je presserai des fleurs entre les pages des sonnets de Shakespeare. Amitié ! Oh, comme tes dards me transpercent »
puis je fais marche arrière
Bernard aime sentir ce lyrisme monter en lui
il veut tendre vers son objectif, pouvoir dire « Je suis Byron »
il faut que je garde ce Ô symbolique
(Ô combien)

[2«  He looked at me, turning to face me  »
je contourne la difficulté d’un « il me regarda, tournant son visage vers moi » (car franchement, regarder quelqu’un en tournant sa tête dans la direction opposée est une gymnastique douloureuse) en inversant les deux propositions
« Il s’est tourné vers moi, m’a regardé en face »
et pour ajouter à l’intensité de la situation je transforme le point virgule qui suit en deux points

[3«  All mists curl off the roof of my being  »
une de ces phrases qui révèlent mon échec
en français le « toit de mon être » n’est pas fameux, mais le « sommet de mon être » non plus et aucune autre expression ne me semble valable pour l’instant
de plus « curl off » fait surgir en moi une image de retroussement, les brumes sont comme un volet qui se replie vers le haut pour dévoiler le toit, dans un mouvement très fluide, comme la mèche de Tintin, un replis en enroulement sur lui-même que je n’arrive pas à exprimer, donc bêtement ma brume se lèvera

[4«  dragging me open  »
je me résigne à l’emploi de deux verbes au lieu d’un
et je transforme l’action de traîner par celle de tirer qui me semble plus violente, plus sèche et rude, à ce moment du texte
donc « il me tirait, m’ouvrait »
une autre possibilité serait, si je conservait le « traînait » (plus doux à mes yeux, d’un tempo plus long/qui dit une durée, une continuité qui ne me semble pas correspondre ici), de renforcer la violence du verbe qui suit pour rétablir l’équilibre, et choisir par exemple « m’éventrait », qui est violent
mais cette violence là n’est pas la bonne
éventrer équivaut à se saisir de la vie au centre, au cœur, au creux de l’autre, et Neville ne s’empare pas de la vie de Bernard
la dévastation qui est à l’œuvre ici dévoile, dénude, brise les protections sans pour autant détruire
je garde donc « m’ouvrait »

[5«  laying bare the pebbles on the shore of my soul  »
j’avais d’abord choisi d’utiliser le mot « galets » qui correspond bien à « pebbles », mais c’est trop élégant, façonné
et il faut laisser l’espace propice à ce déplacement du nom vers ce qu’il va devenir, installer cette pente qui descend vers « small stones »
on passe plus facilement de « pierres » à « cailloux » que de « galets » à « cailloux »
dans le premier cas, deux essences similaires, brutes, non travaillées, alors que dans la seconde possibilité, on passe d’un objet lisse et modelé à un fracas d’éclats sans formes, le chemin est plus long, moins facile à appréhender en si peu de temps / de phrases

[6«  I was turned to small stones  »
je ne garde pas l’idée de transformation, de métamorphose, contenue dans le turned
ce qu’a fait Neville n’a pas transformé Bernard, ne l’a pas modifié (et certainement pas en profondeur)
son acte a plutôt pulvérisé – ou tenté de le faire – la coquille-bouclier que Bernard a construite et à l’intérieur de laquelle il se cache
la « mise à nue » est clairement exprimée dans « bare »
l’acte de Neville découvre Bernard (au sens premier, en lui ôtant ce qui le recouvrait) et pourrait le rendre faible, sans protection
je garde donc l’idée d’affaiblissement, de rétrécissement
il y a aussi le rythme, « It was humiliating ; I was turned to small stones » : la répétition du « was » lancine, installe le tragique et l’inéluctable dans cette situation, le was... was... agit en coups de marteaux répétés, Bernard devient friable sous eux
en français la répétition du « j’étais » sonne davantage comme une litanie, avec une douceur triste et un abattement mais qui ne donne pas l’impression de quelque chose qui vient de voler en éclat, je décide donc de ne pas répéter « j’étais » et de commencer directement par « réduit »

[7«  All semblances were rolled up  »
difficulté du mot « semblances » que je ne peux pas seulement traduire par « apparences »
il me semble qu’on raterait quelque chose de la fabrication savante que réalise Bernard, finement pensée, complexe, une construction qui lui sert d’enveloppe
cela ne se retrouve pas d’emblée dans « apparences » (les apparences sont simples ou trompeuses, rarement alambiquées)
je sais déjà qu’avec « roller up » je vais prendre beaucoup de libertés, car « s’enrouler » ou « se retrousser », cela ne suffira pas, ce ne sera pas assez explicite, et même semblerait assez obscur si je décidais de les utiliser
alors je tente de coller au plus près du sens qui accompagne ce mot « semblances »
ce pourrait être « postures » mais cela induit une sorte de jugement moral, encombrant ou inutile ici
ce pourrait être « faux-semblants », mais de la même manière, le jugement (manipulateur/menteur/trompeur) y est sous-entendu, Bernard ne ment pas, il s’invente, se fabrique
je tente « prétentions » avec en tête l’idée de ce but à atteindre (être celui à qui Bernard veut ressembler)
prétendre n’est pas foncièrement mentir, c’est plutôt faire semblant
et dans « prétentions », on peut presque saisir le regard de Neville qui pense que Bernard en rajoute toujours, qu’il en fait toujours beaucoup trop
maintenant « roller up » : il y a cette idée de retroussement, de repli sur soi, instinctivement je sens que quelque chose fait marche arrière
je choisis donc le verbe reculer, aussi pour sa façon de répondre à la grande vague dévastatrice
car que faire d’autre, à part un mouvement de recul

[8«  be contracted  »
Il y a bien sûr l’idée d’une contraction, mais aussi d’un rassemblement, ou plutôt d’un ré-assemblement
tous ces petits cailloux fracassés se réorganisent à nouveau pour former un être autre, différent du premier, plus véridique, débarrassé de toutes ces prétentions d’être Byron ou Shakespeare
ce serait une sorte de « vrai Bernard » que Neville reconstruirait après avoir mis à bas son armure (ou détruit sa couverture)
mais tous ces petits cailloux vont montrer par la suite de quoi ils sont réellement constitués : ce sont des personnages variés, des esprits, multiples, enchanteurs et minables (« mocking spirits  » avec leurs « antics », et « those shabby inmates ») à qui Bernard ouvre grand les portes de son cerveau
c’est pourquoi il ne peut se réduire, se rétracter en une seule personne, c’est bien trop « étrange »
je choisis le verbe « condenser » pour ce qu’il contient de resserrement
mais aussi pour cette défaite qu’il laisse présager : ne se condense que la vapeur, et la vapeur est par nature insaisissable (tout comme l’est – ou veut l’être – Bernard)

[9problème de «  the line  »
j’hésite longtemps, partant d’abord sur l’idée d’un fil (à cause du tissage que contient la phrase), mais non, il me semble que c’est autre chose qu’un fil, c’est à la fois plus solide et plus emblématique
et comme je choisis « lien » ensuite pour traduire cette line, j’ai envie de conserver cette fratrie sonore, « line », « ligne », « lien »

[10«  that scrutiny darkened and hooded over ! »
je travaille longtemps sur cette portion de phrase, à cause de l’image que j’ai en tête : un moine d’aspect sévère, les bras croisés dans les manches de sa robe de bure, l’œil pénétrant, intransigeant, saisissant, d’une froide autorité, puis se tournant légèrement il rabat sur sa tête son capuchon en s’éloignant, ce geste masque ses yeux, et l’on échappe à son regard

[11«  to feel returning from the dark corners in which they took refuge, those shabby inmates, those familiars, whom, with his superior force, he drove into hiding  »
une construction de phrase difficile en français, car on dirait qu’elle se mange elle-même : on commence avec ces esprits qui étaient cachés pour finir par leur cachette
sans doute que cette boucle indique quelle force supérieure est à l’œuvre et quelle vivacité ou quelle vigueur il faut pour oser la défier
une façon aussi d’insister sur l’imprévisibilité de ces esprits, sautillants, vivants, d’insupportables mauvais garçons qui mettent le désordre là où ils passent dès que le maître tourne le dos, on dirait qu’ils bougent dans le sac de la phrase, qu’ils s’agitent, prennent de l’élan, avant de s’échapper plus tard

[12«  come flocking home again  »
l’idée d’un retour chez soi, aux sources, près du foyer, dans le confort et la tiédeur d’un tissu chaud
l’expression « rentrer au bercail » me semble correspondre

[13c’est étonnant comme ce «  I am this, that and the other  » répond au « there, there, again there » plus haut, comme si l’amitié qui avait lancé ses flèches, piqué à plusieurs endroits n’avait pu finalement que tomber à côté, comme si Bernard avait finalement su esquiver chaque pointe en investissant un autre endroit, un autre corps, quelqu’un d’autre, puis un autre, puis un autre
l’amitié serait ici porteuse d’ambivalence, envisagée à la fois comme une donnée bénéfique et un frein (et peut-être même pire, un danger : l’amitié est une grande vague qui ensevelit, qui bouleverse l’agencement de l’autre, dévoile ses protections à tel point qu’il faut la déjouer, en osant laisser sortir des recoins sombres des esprits invisibles et malicieux)
il y a le « comfortable » et le « reassuring », sentiments qui sont d’ordinaire réservés à l’amitié mais ici exprimés à contre-courant, ressentis au moment ou l’ami (dévastateur, scrutateur) s’éloigne

[14«  They darken the air  »
je prends une grande liberté en éludant le côté sombre de « darken » (qui ferait chape de plomb, ou tragédie)
ce sont les différents personnages investis par Bernard qui, faisant masse par leur nombre, remplissent l’air de leurs présences (et la suite montre qu’ils l’enrichissent)
je choisis « épaissir » au lieu d’ « assombrir »

[15«  For I am more selves than Neville thinks  »
je tente d’aller au plus simple, de chercher l’épure
ces deux paragraphes fonctionnent très rythmiquement, on dirait que des tambours sonnent, s’accélèrent, roulent (une marée galopante, destructrice), puis stoppent (une fois le silence revennu, les esprits sortent), des chuchotis, quelques saccades un peu folles qui se calment, sont de plus en plus sages, jusqu’à un son unique, final et évident, « love is simple »

[16«  Yet love is simple  »
l’amour est simple, et pourtant
ce "pourtant" qu’on peut interpréter comme un tiraillement
les rapports entre amis, ces ajustements, ces frottements, cela grince parfois, c’est douloureux, qu’on s’en approche ou qu’on s’en émancipe, il y a de la rugosité, de l’incompréhension, des dissemblances, l’impossible dialogue avec l’autre
et pourtant
"pourtant" contient le lien indéfectible et pur entre Neville et Bernard
Neville qui croit voir en Bernard très clairement et dans le même mouvement s’expose entièrement à ses yeux
car on en aurait presque oublié quelle situation provoque tous ces émotions : Neville donne son poème
c’est lui qui s’offre tout entier au regard de Bernard
il s’offre et Bernard serait dévoilé, son armure pulvérisée et pratiquement anéantie ?
c’est oublier cette dureté, cette sorte de férocité en lui,
lorsque l’autre s’offre tout entier (en marchant sur son territoire, les mots, le poème), Bernard trouve la parade pour recentrer les feux de la rampe vers lui
pour faire en sorte que ce soit lui qu’on examine, ses émotions que l’on dissèque
Neville est (mais de façon presque involontaire, insoupçonnée, insoupçonnable) relégué, balayé
bien que vu comme une "force supérieure", il ne reste plus rien de lui, sauf ce "pourtant", bien mince
Bernard est un jeune dieu vorace

Messages

  • comme toujours j’ai tenté, du haut de mon ignorance et de mes notes soigneusement catastrophiques quand on tenté de m’apprendre l’anglais (toutes les langues en fait) j’ai tenté une petite traduction compréhension au début au moins avant de perdre pied-
    et pour le 2 avais pensé "il m’a regardé, me faisant face" en prenant trop de liberté, m’incline
    pour le 3 j’ai tout de suite pensé : ouille pas facile.. et ma foi oui pourquoi pas toit de mon être (surtout avec la jolie explication par retroussis que tu en donnes)
    ensuite je trouvais "il frirait, m’ouvrant" ce qui n’était franchement pas terrible
    et pour la suite me suis contentée de lire ta traduction et de me régaler, sans pitié, avec admiration pour le courage de la traductrice devant les difficultés, de tes réflexions

  • zut, à quoi sert de pouvoir relire (à rien quand s’agit de moi)
    je voulais écrire "il tirait, m’ouvrant" et ce n’est toujours pas terrible

  • pour « All mists curl off the roof of my being » peut-être :
    « Le brouillard s’est levé au faîte de mon être. »

    Mais surtout ... admiration.

  • Incontestablememt vous avez compris quelque chose dont témoigne la qualité de vos interrogations. Mon sentiment est que vous êtes la number one pour le travail et la comprehension de ce qu’est le travail en écriture. j’en suis avec la Grande majorité des autres, totalement incapable mais c’est infinimemt plus simple pour moi de le dire n’écrivant rien par respect pour ce travail qu’il faut être capable de faire. Respect.

  • Merci infiniment pour vos messages !
    (et surtout pour votre patience, parce que c’est un long morceau à lire toute cette histoire ! :-))
    (j’ai bien de la chance que vos yeux soit si encourageants, m’indiquent telle ou telle direction aussi)
    (et bien de la chance de pouvoir traduire les Vagues à ciel ouvert, ici, car l’optique de mettre en ligne le résultat avec mes interrogations, ça n’est pas neutre, ça m’oblige à fouiller davantage, à mieux examiner : j’arrive avec le texte original et ma traduction sur le site, puis, au fur et à mesure que je tente d’expliquer mes choix en notes, j’envisage mieux mon texte traduit et parfois je le modifie en cohérence avec ce que je crois percevoir, c’est incroyablement nutritif comme travail (et éclairant dans ma pratique d’écriture personnelle, à un degré inimaginable))
    Donc, avant tout et surtout : Merci !

  • Tu me donnes envie d’essayer de traduire quelque chose (l’intraduisible ?), il faudrait que je trouve une V.O. d’un texte en anglais, ce serait juste un exercice (puisque j’ai mon Harrap’s Shorter à portée de la main) et sans prof pour me mettre une note sur 20...

    Tant mieux alors si tes interrogations écrites ici t’aident à progresser ! :-)

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