"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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journalier 10 04 16 / réponses

dimanche 10 avril 2016, par Christine Jeanney



- plusieurs jours que je traque Perec en vidéos, et il y a de quoi voir et de quoi l’entendre, ça aide
- je découvre "53 jours", avec des détails auxquels je donne du sens, qui sont comme des renvois, des notes de bas de page, des explications ou des réponses
- besoin de noter des idées mais elles s’effondrent, comme la construction éphémère du feu avec les charbons ardents transformés en poussière dont parle Woolf dans Les Vagues
- mais ce n’est pas inutile : mon problème central c’est la narration avec qui je suis en bisbille / en inadéquation / en inconfort (et ça se traduit physiquement cet inconfort d’écrire) (une prise de conscience très lente, j’ai l’esprit ramollo, j’aurais dû comprendre plus vite que ça fait bien longtemps que la narration et moi on se tourne le dos, que ce soit avec Oblique ou Lotus seven du côté de l’autobio, ou avec Piquetures, Ligne 1044, Hopper, longtemps que plus trace de)
- viser le geste le saut le mouvement : arrivant sur twitter je vois Ce qui va s’accomplir d’inconnu (c’est une réponse)
- tout comme hier, comme j’arrivais aussi, il y avait la réponse de Maryse Hache, "ça tape dans les haubans"
- et puis la viande, là aussi quelque chose se passe dans 1er choix
- et juste avant d’écrire ce journalier, la réponse dans la cour du papier délavé de rose et replié par accident, il vole, je le prends en photo, non pas pour le symbole du cœur lui-même, mais pour l’idée que le hasard donne des formes à voir, à suivre


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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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