"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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journalier 04 02 19 - le pigeon des bois - marche funèbre

lundi 4 février 2019, par C Jeanney



- à quel moment à force de s’examiner, pourquoi on fait, comment on fait, avec l’objectif louable de mieux comprendre où se trouve les ficelles et si parfois c’est nous qui les tirons, à quel moment cela risque de tourner rétréci, on se resserre sur soi chantourné comme un pangolin en sommeil
- aussi à quel moment on met le cerveau de côté
- à quel moment on cesse de, on se fige comme quand on joue à 1 2 3 soleil, pour changer de place dans le cinéma, voir le film depuis un autre endroit, son film, sa fiction de soi et du monde, de quelle façon les images triées sont gardées et utilisées (pourquoi et dans quel but) et quelles images laissent passer l’air, à quel moment lâcher la rampe de l’escalier, se lancer et improviser
- à quel moment arrêter de suivre le plan, pas le plan habituel, pas le plan dont on sait qu’il est un plan, mais le plan imprimé en travers de la tête en filigrane
- et comme c’est savoureux, toutes mes questions pour poser la question de la nécessité des questions, la parabole du hamster dans sa roue prend des allures de grande roue, ampoules clignotantes, tir aux pigeons d’argile, nounours géants, musique
- les mots sont partout, sur le profil d’une camionnette servir animer réussir
sur le véhicule utilitaire garé devant elle bureaux parties communes
posée sur la première marche de l’escalier le corps d’une abeille morte fait un c, comme une cuisse de pamplemousse, et deux niveaux plus haut deux plumes, pênes assemblés, forment un v, je décrypte mal mais c’est là, comme le pigeon des bois marche funèbre lorsque je lance la radio

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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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