"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

FRICHE

AUTRES TENTATIVES //

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Commencer par la fin - juillet

jeudi 1er novembre 2012, par Christine Jeanney

à partir de Comment écrire au quotidien (365 ateliers d’écriture) de Pierre Ménard

mon texte reprend les derniers mots de chaque exercice, excipits

dans l’ordre

(#écrire)

fins de

un regard, un portrait en pied, un souvenir lointain, une journée passée /dialogues de sourds, insultes, jargons ou affrontements verbaux / je suis happée par quelque chose qui est bien plus que moi... quelle histoire se raconter ? En train, ou même à pieds, un trajet quotidien entre un lieu et un autre, saisissant les mystères du corps dans une fragilité du poème. Les ultimes moments, être disparu, connu ou inconnu, d’après nature. Voir ce qui n’est plus, pour savoir ce qui est, dans cette écriture sur le nombre et les nuages, ballade suivant chacun d’entre-deux en surimpression de nos propres souvenirs, les rédactions d’enfant qui nous reviennent comme une envie de fumer, l’histoire des hommes. Et les scènes enfuies le sont dans le mouvement qui les tisse. Et dans ces lieux arpentés d’abord par saisie plastique de la langue, les visages entraperçus / fragments dérisoires, laissant toujours insatisfait, la perte de la mémoire, de la parole et de la raison, ce qu’on en a appris et ce qu’on imagine. Le lien nous échappe, polysémie, glissements sémantique, éclatement presque soudain d’une formule presque magique, la phrase continuée par d’autres. L’imaginaire anticipant ou dressant ses fictions par la parole. Uniquement un regard, ressaisi et monté en fragments qui s’enchaînent, les choses, le monde, la vie des hommes, une lecture vagabonde, discontinue, la musique, les grandes catastrophes.

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