"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

MAINTENANT

Les Vagues, de Virginia Woolf (journal de traduction en cours)

journal de bord des Vagues -2 [bras et soleil]

vendredi 8 février 2013, par Christine Jeanney

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(puisque je suis incapable de faire ou penser quoi que ce soit d’autre, autant m’arrêter ici, prendre le temps de m’asseoir à côté et de formuler le journal de bord de ma traduction en cours, Les Vagues de V Woolf )

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Je me suis équipée, pour traduire Les Vagues, du travail de Marguerite Yourcenar et de celui de Michel Cusin.
Je traduis seule, puis, à la fin du fragment, je vérifie chez eux que je ne suis pas partie dans une direction farfelue (ce qui évite des phrases comme "Luke Skywalker entra dans la pièce" ou des références à une baleine blanche insaisissable).

Et j’apprends beaucoup : deux phrases surtout, à la suite l’une de l’autre, me plaisent.

« Now Mrs Constable pulls up her thick black stockings, said Susan.
When the smoke rises, sleep curls off the roof like a mist, said Louis
. »

Dans la traduction de Marguerite Yourcenar, les stockings sont devenus des bras.
("La mère Constable tire sur ses gros bras noirs, dit Suzanne"). Sans doute une coquille.

Dans la traduction de Michel Cusin, le sleep est devenu un astre.
("Quand la fumée s’élève, le soleil décolle du toit comme un panache de brume, dit Louis.") Sans doute une coquille.

(mais je ne sais pas si le capitaine Achab est en chemin)

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