"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

TRADUCTIONS

Les Vagues, de Virginia Woolf (journal de traduction en cours)

journal de bord des Vagues -3 [les sens, et sans forcer]

vendredi 8 février 2013, par Christine Jeanney

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(puisque je suis incapable de faire ou penser quoi que ce soit d’autre, autant m’arrêter ici, prendre le temps de m’asseoir à côté et de formuler le journal de bord de ma traduction en cours, Les Vagues de V Woolf )

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J’ai aussi à ma disposition des préfaces, études, etc. Mais je ne vais pas les lire, pas maintenant (plus tard sûrement, et peut-être à la fin du ’premier jet’).
C’est comme rencontrer quelqu’un. Quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, on n’a pas besoin de fiches descriptives avec ses tenants, ses aboutissants, qui il est et où il veut en venir. On lui laisse la place de parler pour se donner la place de l’entendre.

Frappée par le changement de rythme aussi :
quand j’ai traduit Wilde, il y avait une forme d’urgence, sans doute la mécanique de la narration qui me poussait à avancer toujours, sans tenir compte du temps passé, submergée, enfouie, totalement dédiée à (monomaniaque).
Avec Les Vagues, c’est autre chose. Comme s’il fallait du temps d’abord, et s’arrêter au calme pour y entrer. Aller serein, s’asseoir. Fermer les yeux et écouter, et ensuite saisir ce qui peut l’être, l’esprit ouvert, total respect et sans forcer. Comme si c’était le texte qui, avant tout, posait ses conditions : une avancée inéluctable avec Wilde, la captation des sens avec Woolf.

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