"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

TEXTES

TENTATIVES DE LIEUX //

lieu // avec (vasecommuniquer)

saugrhervénette du vendredi vase-communicatif

vendredi 5 avril 2013, par Christine Jeanney

ainsi, le correcteur automatique qui est quelque part entre le tyran et le pense-bête génial, le butor borné et le gentil Jiminy Cricket, Mussolini dans le corps de la fée Clochette (Mussolichette en somme), me rappelle-t-il que saugrenetter, si ce n’est un métier, c’est donc ton frère ; oui, enfin, vous m’avez compris ; car débuter ce texte par ainsi, sans majuscule, c’est une chose que Mussolichette ne vous passe pas facilement ; et il y a des jours où rien ne passe, ni ton ventre entre la chaise et la table, ni les voitures qui pourtant le savent, depuis le temps, que les travaux d’égout obligent à ne plus emprunter cette voie-là mais cette voie-ci, ni les paroles maintes et maintes fois répétées avec toute la cohérence du monde mais pas celle de l’individu en face, ni le vieux DVD que tu voudrais regarder tranquille, parce qu’il n’y a pas foot, ou pas trop de boulot, ou pas de visite des chauffagistes, ouaip, rien ne passe et c’est pas grave, parce que toi tu passes, tout lisse on dit ici, il est passé tout lisse l’Hervé, on insiste sur le l’, et ça veut dire soit que tu passes en superbe indifférence (tu leur mets un vent, disent les ados), ou en incroyable aisance (énorme, disent les mêmes) ou en toute obligation, tu passes même si rien ne passe, voilà, comme l’équipe de Barcelone, tu passes mille fois le ballon et tu oublies Mussolichette et ses censures
(manque la photo)

« (...) pourquoi ne pas imaginer, le 1er vendredi de chaque mois, une sorte d’échange généralisé, chacun écrivant chez un autre- ? Suis sûr qu’on y découvrirait des nouveaux sites (...) ». François Bon et Scriptopolis ont lancé l’idée des Vases Communicants.

Ce jour, échange entre Hervé Jeanney (que je connais un peu) et tentatives, avec
(hop !) permutation des costumes :
Hervé s’est glissé dans une saugrenette
pendant que j’ai tenté 4 - 5 trucs par jour.

Les autres vases communicants d’avril 2013 se trouvent répertoriés
à cette adresse
grâce à la gentillesse de
Brigitte Célérier et à son attention toujours renouvelée,
merci à elle !

Messages

  • ainsi, un sixième truc, en fait (près de chez moi, un café-restau s’appelle "La Fée clochette" : je n’ai pas encore vu de "saugrenette" sur la carte, mais ça devrait venir !).

  • Les mots voyagent et prennent racines. « Saugrenette » s’est librement installée chez maître Google, dictionnaire outil à tête chercheuse. Avec échanges hebdomadaires, « saugrhervénette » risque de s’installer à côté de sa petite sœur.

    Pierre R

  • (vu que deux des autres commentateurs en ont mis ici ou là je ne vois pas pourquoi) (en même temps, y’en a un qui habite l’arrondissement d’à côté et l’autre l’autre côté de l’Atlantique) (on s’en tamponne mais n’importe, je sais) (comme j’ai 5 parenthèses à écrire ici, j’ai fait le plus gros) (pourquoi 5 direz-vous, les deux, là, qui "vous connaissez un peu", je sais bien que vous allez poser la question c’est parque y’a 4 ou 5 trucs dont 2 dont on se tamponne) (au moins j’en conviens) (en fait c’est dix des parenthèses, parce que ces trucs-là, c’est un peu comme les guillemets ou les dupont/d ça va par paire) (comme les élèves, sur les tables en 10° tu vois) (ou comme vous deux, j’en sais rien) (ce que je sais, en revanche c’est que le printemps me tarde et ça, vraiment...) (bon j’arrête j’en ai au moins dix) (non ?) (bon) (donc 20) (hein)
    (on pose pas de photo)

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