"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

TEXTES

AUTRES TENTATIVES //

[cut(s)-up]

Commencer par la fin - septembre

samedi 27 avril 2013, par Christine Jeanney

à partir de Comment écrire au quotidien (365 ateliers d’écriture) de Pierre Ménard

texte qui reprend les derniers mots de chaque exercice, excipits

dans l’ordre, mais coupés taillés cut-up

(#écrire)

fins de

Commencer chaque nouveau poème par le dernier mot du précédent.
Fiction et récit, c’est toujours par le prisme du travail d’images que se raconte cette histoire (...) dans un monde énigmatique et poétique, composé de silhouettes étranges. Moments purs, d’intime cohérence en soi, de transcendance, de révélation. Quand on tente d’approcher cette enfance-là, on se heurte à un bloc incompréhensible.
Comme art poétique, tenter d’y répondre en gardant ses distances (...) pour rester dans la fiction. C’est dans cette tension que viennent les mots, et (le) travail dans le rythme, la ponctuation - monologue et mise en miroir aussi du geste même de l’écriture.
Écrire ensuite une lettre pour un ami et lui raconter ce que l’on vient de vivre, ces heures creuses. Une mise en mouvement de l’air par des vibrations, mais convoquée par les mots dans l’imaginaire du lecteur, dans une langue (...) jamais artificielle
Le texte à suivre révèle ce qui permet de les relier.
En utilisant un ensemble de mots uniques, sans les répéter une seule fois.
Une tentative de réanimation.
Sur la page plusieurs des bribes recueillies, avec des blancs pour les disjoindre : produire une forme de pensée, une extraction de soi-même dans la lecture. Créer une bibliographie comme biographie ou portrait.
On en finit par oublier l’essentiel, (ce) que la deuxième prose en parallèle raconte. Faire vibrer, (...) traduire le tempo existentiel de la ville en l’inscrivant dans un rythme. Se jouer de la ponctuation, bousculer le sens du texte avec des images variées pour exprimer très précisément ce qu’on ne veut pas toujours nommer. Un récit proche de l’oralité, volontairement éclaté en autant de séquences que d’années vécues par celui dont on retrace le parcours, en listant toutes les choses, lieux, objets, corps, de cette couleur et les nombreux échos qu’ils rencontrent en notre mémoire.
Recomposer tout ce qui vient séparer les mots de nos perceptions par des phrases-vagues qui déferlent sur les bords de la page ou de la vie, ces lieux à travers lesquels on se raconte
Donner sens à un imaginaire avec ses signes et ses sonorités, pour aller se promener dans un passé beaucoup plus lointain, non à des fins de lyrisme ou d’expressivité mais en vue d’une exploration de la définition des choses. Comment le voit-on ? Comment le pense-t-on ? Comment l’imagine-t-on ?
Le plus fidèlement possible, pour qu’elles ne soient affublées d’aucun affect.
Se délester de l’inessentiel en écrivant, dans la forme la plus proche du langage qui nous habite.

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