"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

FRICHE

TENTATIVES PONCTUELLES //

[la série de l’été 2013]

Contrariée d’avoir été ainsi doublée...

vendredi 2 août 2013, par Christine Jeanney

synopsis : "McClaren tente en vain de pirater les données informatiques du Samouraï. Patty est invitée à une émission télévisée au cours de laquelle elle dévoile les détails de l’affaire. Ellen est contrariée d’avoir été ainsi doublée. Le Samouraï fait conjointement une offre aux deux avocates, en leur promettant l’exclusivité de ses informations. Ellen est contrainte de demander à son comptable de faire un emprunt... "

générique - un Samouraï revêt son armure pendant que s’affiche un décompte chronométrique - la séquence dure une heure et seize minutes (mise en place du fundoshi, du shitagi, du kobakama, des kyahan, des suneate, de l’haidate, des yugake, des kote, du dô, du himo, des sode, du nodawa, du menpō, du kabuto, et done !) - aussi vif que l’éclair, le Samouraï est donc prêt à en découdre, même si, entre temps, ses adversaires ont décidé d’aller manger des frites chez Eugène

dialogue

Patty _ Tu sembles contrariée, Ellen... Quelque chose te chagrine ?

Ellen _ Je me suis fait doubler, Patty. Un moment d’inattention au feu rouge et voilà. Quelqu’un m’a dépassée.

Patty _ Oh non !

Ellen _ Une Volvo break.

Patty _ Oh, c’est dur...

musique mélodramatique - le Samouraï, touché par la situation d’Ellen (on le serait à moins) s’exprime soudain en version originale, et le spectateur se demande s’il est en colère - musique douce - Ellen et le Samouraï dansent au clair de lune : elle est sous le charme, lui s’agenouille sur ses suneate et écarte un peu son pour lui montrer son cœur - c’est une déclaration d’amour, rageuse - Ellen doit quitter le Samouraï pour partir à la recherche de la Volvo break - "Non, ne pars pas, ne me quitte pas !" dit-il en japonais - "On a vu souvent rejaillir le feu des terres brûlées d’un meilleur avril", ajoute-t-il agressivement - Ellen doit suivre son destin, le Samouraï est furieusement dévasté par le chagrin - Ellen lui assure qu’elle reviendra, un jour - le Samouraï acquiesce, indigné, avec confiance - les mains jointes, ils se jurent qu’ils se retrouveront - les yeux d’Ellen se remplissent de larmes - celles du Samouraï coulent avec exaspération

- d’où il ressort que la complexité d’un costume de Samouraï n’est pas sans influence sur son caractère et que, comme le disait Thomas d’Aquin : "[...] tout a une cause, la cause a elle-même une cause et ainsi de suite"

générique de fin - gros plan sur les yeux d’Ellen - au centre de sa pupille, une scène de la bataille de Nagashino (1575) où Masakage Yamagata, Nobushige Oyamada et plus de 10 000 hommes périrent (funeste costume) - la semaine prochaine, "La malédiction de la colère du shitagi", où le comptable écossais montrera à Patty le tartan que son ancêtre portait à la bataille d’Ancrum Moor

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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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