"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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TENTATIVES PONCTUELLES //

[la vie avec Planck]

soi une onde, y rester la fait rétrécir...

vendredi 27 septembre 2013, par Christine Jeanney


soi une onde,
y rester la fait rétrécir
eux des ondes,
tièdes bénéfiques, vrillent la première quand eux ne vont pas bien
(eux sont eux de précieux)
autres sont ondes
boules de billard, les chocs qu’elles génèrent sans arrêt, qui
pulsent bon, qui pulsent mal, hauts bas, sur la Grande Roue qui gronde
et derrière autres
ondes qui ont faim et soif
opprimées, déchirées, vendues, douleurs, voix tues, tue, un bâillon
ondes qu’on piétine
conflits en cours
et si les ondes les plus terribles étaient inaccessibles, Planck ?
si nous ne pouvons jamais éteindre les incendies
à quoi ça sert d’ouvrir les yeux

— je ne sais pas si ça sert
je ne sais pas si ça ne sert à rien
mais je sais que
fermer les yeux est imbécile
si les ouvrir n’est pas facile /
yeux fermés : l’onde-soi n’est qu’une patte d’insecte mort

et ?

— je ne suis pas entomologiste, dit Planck


.

(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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