"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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TENTATIVES PONCTUELLES //

[la vie avec Planck]

quand on réduit des paquets d’ondes à force de...

lundi 30 septembre 2013, par Christine Jeanney


quand on réduit des paquets d’ondes
à force de les mesurer
on rétrécit le tout

il se réduit
"à ce qui a été mesuré"

je comprends que
si je regarde le monde avec des yeux plissés petits obtus
le monde le devient

est-ce que c’est ça ?

qu’il faut mesurer grand pour voir plus grand encore

et penser l’infini pour qu’il existe

qu’en pensant la pensée en mouvement, celle-ci bouge

c’est bien ça ?

— ...possible, dit Planck

/j’ai l’impression qu’il est distrait

/sûrement à cause de ce fil
de pêche qu’il
agite, le
bouchon flotte, se
déplace sur
l’abscisse de la
mer, l’ordonnée est
le mât d’un
bateau
/étrange

/ce qui est bien c’est qu’il sourit


.

(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

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