"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

TEXTES

AUTRES TENTATIVES //

[à l’intime (et roumégations)]

journal des lettres blanches qui s’écrivent sur du blanc

dimanche 29 juin 2014, par Christine Jeanney

ne pas s’enfermer dans un genre, ne pas désirer s’enfermer, malgré que - forcément que le corps les névroses la taille du cerveau et le nombre de connexions dans le temps imparti enferment - ne pas devenir spécialiste - ne pas choisir une voie à dessein-dessin, ça semble trop facile, trop rassurant de se cacher aux pieds d’un grand, tenter l’extraction à la fin de l’envoi je touche, les Sélénites rigolent mais essayer au moins - ou tout du moins garder à l’esprit le petit, la petitesse de soi, l’humilité lucide, c’est de l’orgueil à la Emaz de rester humble ("un orgueil à usage interne")- être orgueuilleux au point de prendre sa finitude, de s’en saisir et de la contrarier - ne pas penser comme celui celle qui se croit phare, qui s’imagine tête de file-de gondole, me marre - on n’éclaire que l’endroit où l’on pose ses pieds et c’est déjà pas mal - s’arranger pour que la foudre de cette nuit (on y voyait comme en plein jour et même mieux, ça ne durait qu’une seconde et tout devennait blanc criard, les arbres ne se ressemblaient plus, des chevaux bleus, une femme à la raie verte, temps d’un éclair), serve à dire quelque chose - que ce soit un signal, que la foudre serve à ça, à dire qu’il est possible d’écarter les bras - c’est le moteur - tant que lui va, ça roule - lutter contre l’enfermement, vaste programme comme dirait l’autre (il ferait un clin d’oeil) - emballer tout sauf ça -




.

(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.