"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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journalier 04 08 18 / parenthèses

samedi 4 août 2018, par Christine Jeanney



- (il y a un facteur de n’importe quoi, une sorte d’élément interactif avec tout ce qui passe à côté et qui donne un coup d’ongle, ni gentil, ni méchant, et hop c’est du n’importe quoi, sans doute ce facteur est prépondérant omnipotent omniprésent omnipuissant dans l’arrestation d’al capone pour une histoire de fraude fiscale, al capone arrêté pour quelque chose de l’ordre du n’importe quoi, d’anodin, de périphérique et pas pour des faits terrifiants constatés, ça marche aussi avec les gens célèbres pour de mauvaises raisons, ou pour des anecdotes qui n’ont rien à voir avec eux, ou pour des gens qui sont aimés sans qu’on sache qui ils sont, ça marche avec ravel quand on dit bolérodravel en un seul mot sans écouter ses enchantements, ça marche avec steeve mcqueen si magnifique sur sa moto mais qui frappait ali macgraw à tours de bras, ça marche avec tellement et tant d’exemples que c’est un peu comme de la matière noire, présente partout sans qu’on sache l’analyser, il est possible mais pas certain que le jour où la matière noire deviendra parfaitement détectable identifiable décomposable, on dévoilera (ce même jour) (ce sera une coïncidence superbe) l’entièreté des données du facteur de n’importe quoi, et on le déjouera, des tomates faisandées tomberont du ciel sur les injustement célébrés)
- (reçu un mail qui me prévient de la mise en place d’un jeu ludique et divertissant autour d’une exposition (gratuite), en lien avec les journées du patrimoine, pour s’inscrire à ce jeu (culturel) (autour d’une exposition) (gratuite) c’est cinquante euros (cinquante euros) (cinquante euros) (cinquante euros) (cinquante euros) (je répète cinquante euros pour que mon cerveau prenne le temps de mesurer en nombre de yahourts, de jambons et salades composées, de steaks hachés et de t-shirts, de paires de sandalettes et de litres de lait et de livres, ce que représentent ces cinquante euros), je me demande si ça peut constituer un frein à l’accès culturel, hum ? je me demande pourquoi les moins argentés n’entrent pas dans ce genre de lieux, hum ? c’est quasiment pratiquement et matériellement incompréhensible n’est-ce point) (une pluie de tomates, vivement recommandée par tous mes avis d’utilisatrice au futur éventuel, devrait, dans un système solaire parallèle, être dès maintenant en prémices de grondements)



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