"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

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AUTRES TENTATIVES //

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Commencer par la fin - janvier

jeudi 1er novembre 2012, par Christine Jeanney

à partir de Comment écrire au quotidien (365 ateliers d’écriture) de Pierre Ménard

mon texte reprend les derniers mots de chaque exercice, excipits dans l’ordre

(#écrire)

fins de

Le début de la phrase suivante qu’on garde en mémoire, traces indélébiles, un jour. Lieu inconnu, lieu familier, caricature du grotesque, chaque matin au réveil, pendant une semaine encore, un garage, des immeubles. Comme une nouvelle lecture, une signifiance automatisée. Matériau hétéroclite, sorte de Ready Made global, et les textes en regard, sous forme d’échos et d’allers-retours, les faisant rebondir ou s’entrechoquer, à l’arrêt du bus ou au café du coin. La place des différents mots imposés donne un tout autre sens que celui qu’ils avaient primitivement. Une écriture déjà anonyme et collective, proche de la sentence ou d’un poème tenant en une phrase. Norme et notion d’information : ce qui bouge, mots morts ou vifs, à partir d’un, pour y revenir. Le temps exact qu’on s’était octroyé, une scène d’un film de cinéma, des métiers d’antan et des lieux-dits, un monde en pleine explosion, des mouvements animaux. À force de répétition, de retours en arrière et de bonds en avant, lame de l’âme passée entre le réel et les mots, proche des haïku. Un nouveau texte : faire le point. Ce que l’on retient d’un voyage.

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