"la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette" [Maryse Hache / porte mangée 32]

MAINTENANT

Les Vagues, de Virginia Woolf (journal de traduction en cours)

journal de bord des Vagues -11 ["unsubstantial" ]

vendredi 15 février 2013, par Christine Jeanney

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(journal de bord de la traduction de The Waves de V Woolf)

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"But when we sit together, close, said Bernard, we melt into each other with phrases. We are edged with mist. We make an unsubstantial territory."

Bernard est celui qui va s’extraire de la réalité grâce aux mots. Il s’adresse à Susan, qui elle est "liée au sol", clouée par eux, privée de mouvements libres
je choisis de remplacer "phrases" par "paroles", ce qu’ils s’échangent, car "phrases et "mots" arrivent ensuite plus précisément, et dans un sens autre

mais c’est "unsubstantial" qui m’arrête,
car le traduire par "sans substance" aurait en français une connotation négative, péjorative, contradictoire avec l’intention ici
irréel, immatériel, impalpable s’approchent mieux

"melt" aussi est un passage délicat,
il faut éviter "nous font fondre"
(les-petites-marionnettes,
ainsi-font-font-fondre
...))

"mist" dans le sens de brouillard, je dois modifier aussi, car c’est un brouillard bénéfique, qui les protège, à l’intérieur duquel ils ne se perdent pas de vue

j’en arrive à

« Mais quand nous sommes assis tous les deux, si proches, nos paroles nous fondent l’un dans l’autre. Nous sommes entourés de brume. Nous formons un territoire inaccessible. »

(work in progress bien sûr)

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