block note - au programme
lundi 5 janvier 2026, par
Rubrique Trucs & Astuces : quoi faire en attendant que trump mette la main sur les ressources du mexique et du groenland ? Je vote pour le tissage végétal, parce que, par n’importe quel bout qu’on le prenne, ça ne fera de peine à personne. Quand on commence à regarder dans une direction, c’est fou ce qui surgit. Des artistes, souvent des femmes, tissent de vieux morceaux de cordages ramassés sur les plages, ou de vieux filaments de sacs plastiques, nos déchets, ou des feuilles de bananier séchées, et il y a des techniques pour solidifier les feuilles mortes. Je vote pour créer un courant de pensée dont le principal objectif serait de tisser des choses entre elles. Ça s’appellerait le tissage, tout simplement, parce que les appellations pompeuses sont délétères. Ce serait une activité anti-muscles, anti-force, anti-voracité. Le contraire d’une nouveauté. "on en trouve de premières apparitions en Europe dès le XVIIIe siècle avant notre ère" (je change cette citation, car c’est écrit "avant JC", mais qu’est-ce que ça veut dire JC pour les peuples mésopotamiens, sumériens, maoris, etc., c’est le problème du choix du point de repère qu’on a tellement intégré qu’on le pense neutre) (c’est comme la projection de mercator, excellente pour naviguer, mais qui donne à penser que toute l’afrique tient dans l’amérique du nord, alors que non, la projection de Peirce est plus juste, mais la france n’y occupe pas le centre) (le centre du l’espace, voilà un concept à creuser) (ou planter un drapeau dedans ?). On a ramassé des herbes, algues, branches, racines, plumes sur la plage, c’était facile, il suffisait de suivre la bordure de traîne, ce que la marée avait repoussé au plus loin, et il y avait des traces de cette écume un peu jaune sur le sable (du phytoplancton qui se décompose d’après ce que j’ai compris) et quelques pontes de bulot (qu’on appelle aussi savonnettes de mer), et ces lignes laissées par l’eau, des dessins d’estuaires, de ramures. Je vais utiliser les photos prises pour dessiner les branchages/armatures créées par l’eau, que ça devienne des broderies. Je dois aussi commencer à me faire un "carnet à plans", c’est à dire un outil pour noter des ébauches de projets manuels, des échafaudages d’idées, des constructions, des essais, des reprises, des interrogations de formes, de matériaux et de textures, pour des impressions, des gravures, et sûrement d’autres techniques dont je ne sais rien, en utilisant le plus souvent du papier, du végétal, du moins que rien, du moindre comme dirait Maryse. Avec moi le groenland peut dormir tranquille.
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Messages
1. block note - au programme, 5 janvier, 18:30, par brigitte celerier
j’adhère au programme oh que oui !
et au passage j’ai appris d’où viennent les traces sur la ligne de traine (avec un salut aux bulots qui même s’ils sont les moins considérés des coquillages avec les clams me manquent ici)
1. block note - au programme, 6 janvier, 16:05, par c jeanney
(j’aime beaucoup les pontes de bulots, ça n’a pas de sens, ça ressemble à une balle alvéolée et caoutchouteuse, c’est blanc, c’est léger, dommage que ça ne se conserve pas))
2. block note - au programme, 5 janvier, 19:18, par PdB
Qu’est-ce que c’est beau...
1. block note - au programme, 6 janvier, 16:06, par c jeanney
(ah oui, c’est fou, juste avec des matières premières) (mais vraiment premières premières))