TENTATIVES

« la vie ça éparpille des fois / ça chélidoine et copeaux / ça bleuit ça noisette » [Maryse Hache / porte mangée 32]

BLOCK NOTE

block note - des colombes et des grives

lundi 23 mars 2026, par c jeanney

Il y a une tribune dans le Monde (je ne suis pas abonnée, je ne vois que le chapeau), titrée "Les intérêts de la nature ne coïncident jamais entièrement avec les intérêts des humains". Selon cette accroche, les locuteurs, qui travaillent le sujet, classent l’être humain d’un côté et la nature de l’autre. C’est peut-être artificiel un humain ? (blague de stromatolite) (premier organisme vivant, vieux de 3.46 milliards d’années, et il en rit encore, drapé dans son peignoir, et sirotant un daïquiri près du plongeoir) (signe de totale désinvolture). "Un âge de plus de 3.4 milliards d’années signifie que ces êtres vivants dont les traces auraient été détectées pouvaient se passer d’oxygène et utilisaient probablement, comme source d’énergie, le soufre." Soufre, n’ayant pas la même étymologie que souffrir. "Dans le livre XXII de l’Odyssée, Ulysse revient chez lui, trouve les prétendants, les massacre puis pend douze jeunes filles qui avaient vécu avec eux. Il allume alors un grand feu où il brûle du soufre pour purifier sa maison" — "Ainsi, lorsque des colombes ou des grives aux ailes étendues, retournant fatiguées à leurs nids, sont prises dans des rets placés au milieu d’un buisson, elles y trouvent une triste couche : ainsi toutes ces femmes sont suspendues par le cou, les unes à côté des autres, pour qu’elles meurent honteusement" — ce qui tendrait à prouver que les intérêts humains ne coïncident jamais entièrement avec les intérêts humains, ou je me trompe ? (et puis il y a la question d’adoucir, qui arrive, naturellement)

"Homère, en comparant des femmes pendues à des grives qui s’en retournent à leurs nids, ne nous paraît pas cette fois être aussi exact que de coutume ; mais ce passage a peut-être été défiguré par les diaskévastes ou les rhapsodes, et rendu inintelligible par des interpolations inutiles. Tous les traducteurs français, en voulant éclaircir cette comparaison, ont plutôt imité que traduit Homère. Nous avons, nous, suivi très-exactement le texte grec de Wolf Madame Dacier, qui a adouci (c’est son expression) la comparaison des grives et des colombes, ajoute fort naïvement en note : ’Homère décrit au long cette exécution ; mais ce qui réussit dans sa langue paroistroit trop affreux dans la nostre ; c’est pourquoy j’ay abrégé et adouci ce passage dans la traduction.’"

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(site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)

Messages

  • j’apprends des choses en suivant ta circulation dans ces textes

    et si je ris (ou puisque je ris) c’est jaune

  • Ça marche fort l’humanité - j’avais entendu cette histoire qui venait du Vietnam où des humains lésés promettaient à ceux (plus que celles - oui) qui les avaient trompés de tuer toute leur famille plus la descendance plus l’ascendance - éradiquer leurs familles - on peut tenter l’allégorie des oiseaux ça ne change pas grand chose : l’humanité voilà tout... Mais au fond ces moeurs agissements vengeances n’ont pas d’importance en les comparant au vol d’un oiseau

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