block note - pop
mardi 14 avril 2026, par
J’ai eu assez de temps pour penser à ce truc indéfinissable qu’il y a dans ne pas penser. Je fonctionne d’habitude sur deux phases, penser, tout penser, tout creuser, tout réfléchir, et puis faire le vide, arrêter, lâcher la barre. Je pensais que le vide, la phase 2, était nécessaire pour engranger de l’énergie, assez d’énergie pour pouvoir penser à nouveau, phase 1. Que la phase 1 était primordiale, le tronc de mon arbre, et que cette histoire de vide servait le plein, comme un tuteur quand l’arbre n’est pas encore assez ancré dans le sol. Mais grâce à ma semaine de pause, avec du temps dédié à rien, je crois comprendre que le vide est aussi un espace où penser, parce que la non pensée, ou le sans intention, n’est pas sans corps, bref il y a des troncs cachés, ils existent même quand je ne les vois pas. J’ai fait ma vidéo. Je ne l’ai pas réellement pensée, je l’ai plutôt organisée à partir de matériel disponible. C’est très enfantin aussi, comme un tout petit joue avec ce qu’il y a, les moyens du bord. On en a parlé avec V hier, de 1+1 égal 3, cette drôle de chimie. Mais ce n’est pas vraiment juste d’utiliser le terme de chimie, ce n’est pas ça, il n’y a pas mélange et transformation, le 1 reste un 1, il ne se perd pas dans l’autre en s’ajoutant, c’est plutôt que surgit quelque chose (un 3) apparaît (pop), lutin qui se tenait caché sous le couvercle de la boîte. Et on peut à nouveau diviser, re-séparer le 1 du 1, ils sont intacts, ce qui est bien, car ils peuvent resservir.
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